Humeurs en vrac d'une chroniqueuseTout L'Islet-Sud

Humeurs en vrac d’une chroniqueuse

Par Diane Bérubé le .

« Il faut tout un village pour élever un enfant »

La journée s’annonçait belle, j’avais eu une excellente nuit chargée de belles pensées pour une relation naissante.  Vous savez, le genre de rencontre dont on ne connaît pas l’issue mais dont les prémices s’annoncent prometteuses.  La tempête de la veille avait caché la grisaille de Novembre sous une épaisse couche de neige lumineuse dans laquelle le soleil se mirait. Une blancheur qui éclaire les âmes alourdies par l’automne qui n’en finissait plus de finir. Un beau dimanche commençait.  Puis, le téléphone a sonné.  Un appel à une heure ou ce n’est jamais rassurant d’entendre une sonnerie résonner.  On m’a appris son décès un peu froidement.  Ce n’est pas un reproche adressé à mon interlocuteur, il n’y a pas de bonne manière d’annoncer que sa mère ne s’est pas réveillée ce matin.  Sa mère, ma tante est décédée de la meilleure manière possible au fond.  Dans son sommeil et apaisée. 

Et j’ai eu une pensée pour ce cousin et sa sœur qui vivaient ce que j’ai moi-même vécu il y a de nombreuses années.  Ce vertige de perdre la moitié de sa fondation.  Un choc difficile à expliquer en mot mais qui fait remonter des images, des sons, des odeurs aussitôt que j’y repense trop longtemps. 

Contrairement à ma mère, ma tante est partie seule avec le silence de la nuit comme seul compagnon de passage.  Bien sûr si ça avait été annoncé elle aurait, elle aussi été entourée d’amour. 

De l’amour, on n’en a jamais assez et ce matin, je fais malgré moi un examen de conscience qui ne me réjouit pas du tout. Cette tante, comme plusieurs autres membres de ma famille je l’ai laissée tomber quelque part dans le courant de ma vie.  J’ai d’abord espacé les appels et les visites jusqu’à ne plus y aller du tout ni même lui lâcher un petit coup de fil.  C’est ridicule de faire ce constat ce matin puisque je ne peux pas lui dire combien j’ai apprécié tout ce qu’elle a fait pour nous à une certaine époque. 

Nous avons besoin toute notre vie de savoir que les gens nous aiment mais je pense que ça s’accentue avec les années qui passent. Plus on gagne en âge plus il est important de s’entourer de gratitude, de sécurité et d’amour. 

Je compte profiter du temps des Fêtes qui vient pour faire amende honorable et me racheter un peu.  Pour mes vieilles tantes que je ne vois pas souvent j’écrirai une petite carte que le facteur déposera dans leur casier postal.  Ça sera une toute petite démonstration de l’importance de la famille dans l’adulte que je suis devenue. 

On dit qu’il faut tout un village pour élever un enfant.  Ayons donc une pensée pour notre village. 

JOYEUSES FÊTES!!!

N.D.L.R. : Cette chronique « Humeurs en vrac d’une chroniqueuse », sera publiée mensuellement dans votre journal. Nous avons eu l’idée de lancer cette chronique qui se veut un moment de lecture amusant, de réflexions et d’échanges sur différents sujets mélangés d’émotions de la vie quotidienne.

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