Humeurs en vrac d'une chroniqueuse

Humeurs en vrac d’une chroniqueuse

Par Journal l'Écho d'en Haut le dans Chronique.

Fais ce que je dis, mais
ne fais pas ce que je fais.

L’autre jour, j’étais en voiture avec mon garçon, le volume de la radio était au bout et nous chantions à tue-tête en nous laissant prendre par l’émotion de la chanson. Comme je suis de nature plutôt braillarde, il ne fallut pas plus que deux ou trois mélodies pour me propulser tout droit dans mes souvenirs d’adolescence, alors qu’à l’époque, c’est avec ma propre mère que je chantais dans l’auto en sillonnant les rangs et chemins de traverse de notre région.

L’émotion était à son paroxysme et mes larmes coulaient à flot. Mon garçon, beaucoup moins sensible, pleurait aussi mais de rire. Je crois que ma trop grande sensibilité l’amuse plus qu’elle ne l’émeut. Bref, une fois les larmes asséchées et les nez mouchés d’un geste rapide, il a ouvert la fenêtre du passager pour lancer son mouchoir par-dessus bord. Comme je roulais à 100 km/h + taxes je n’ai pas pu m’arrêter assez vite pour sommer l’enfant d’aller rechercher son mouchoir sur l’accotement. Bon, on s’entend qu’un mouchoir est probablement la chose qui se désagrège le plus rapidement lorsqu’un peu humide et qu’une légère pluie a dû être suffisante pour que la chose soit totalement disparue, mais, par principe j’ai tout de même fait ce que je sais faire de mieux, j’ai sermonné mon enfant, dans un but éducatif, comprenez-moi bien. Je n’ai pas l’énergie à l’âge qu’il a de refaire son éducation, mais je me suis dit que si le geste de lancer le mouchoir avait été aussi rapide et instinctif, c’est que forcément il ne jetait pas que ses mouchoirs. Je voulais m’assurer dans cette conversation à sens unique que ma progéniture, la chair de ma chair, n’était pas assez imbécile pour lancer dans la nature ses cartons de Mc Do ou ses verres de Tim Hortons. J’étais curieuse de savoir ce qu’il faisait de ses mégots de cigarettes quand il fumait au volant. Devant ma face ahurie et mes yeux exorbités, il a jugé bon de me dire qu’il n’était pas de ceux qui prennent la route pour une poubelle et que ses mégots, il les accumulait dans une canette de liqueur vide pour ensuite les jeter aux ordures. FIOU! J’avais enfin la certitude que je n’avais pas engendré un pollueur. La journée se passait super bien et j’avais presque oublié l’incident du matin quand il s’est mis à me crier dessus sans que je ne comprenne trop pourquoi. Je venais tout juste, comme une imbécile de cracher ma gomme en la propulsant le plus loin que je pouvais, de toute la force de mon souffle. Inutile de vous dire que j’ai aussi eu droit à un sermon sur la pollution et que mon enfant avait bien raison de me faire la morale.

N.D.L.R. : Cette chronique « Humeurs en vrac d’une chroniqueuse », sera publiée mensuellement dans votre journal. Nous avons eu l’idée de lancer cette chronique qui se veut un moment de lecture amusant, de réflexions et d’échanges sur différents sujets mélangés d’émotions de la vie quotidienne.
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Un commentaire

Sylvie Ouellet dit :

Ça c’est très comique ! Ha ! Ha !

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