Humeurs en vracSaint-Adalbert, Saint-Marcel, Saint-Omer, Saint-Pamphile, Sainte-Félicité, Sainte-Perpétue, Tourville

Humeurs en vrac d’une chroniqueuse ! – Nostalgie, nostalgie.

Par Journal l'Écho d'en Haut le .

Il y a de ça, de très nombreuses années, autour de cette période-ci, ma mère revenait d’une virée à Place Laurier les bras chargés de sacs.  Dans ces sacs, il y avait les vêtements neufs que nous allions porter pour la rentrée scolaire et les semaines qui suivraient.  Elle avait le pif maman pour magasiner sans nous.  Tout ce dont elle avait besoin c’était d’une journée et de la carte de crédit de papa.

Elle connaissait bien nos tailles et il n’était pas question de rechigner sur la couleur ou le modèle, c’était à SON goût, point.  Rien d’autre à rajouter !

Par contre, je ne me rappelle pas d’avoir jamais boudé un vêtement par contre.  Faut croire que nous avions les mêmes goûts à cet âge. Un peu plus tard, vers l’adolescence, je me suis affirmée et j’ai moi-même choisi mon style mais, force m’est d’admettre en regardant les photos de l’époque que j’aurais dû continuer de faire confiance aux goûts vestimentaires de ma mère.  C’était pas toujours joli, faut se le dire.

Elle devait se battre avec nous pour ne pas qu’on le porte avant le jour de la rentrée scolaire.  Le fameux jour où, du bout de la cour, elle nous prenait en photo, faisant byebye de la main qui ne portait pas le trop grand sac d’école en cuir.

Dans les albums de photos de l’époque, on peut voir plusieurs de ces photos de jeune fille bien coiffée, quoique le toupet un peu croche d’un coup de ciseau de cuisine mal aiguisé, un sourire mi-figue, mi-raisin, au visage, heureuse de retrouver les amis, et malheureuse comme les pierres que ce bel été à jouer dehors soit déjà fini.
Des étés à faire des pique-niques dans la cour en défiant le guide alimentaire canadien.  Sandwiches au saucisson de Bologne sur du pain au lait tellement frais qu’il colle au palais, petit gâteau Pique de Vachon et du jus de fruits pas de fruits.  Des journées de temps à s’arroser avec le boyau d’arrosage, à courir pieds nus sur l’asphalte fumante après un orage. Des étés à s’inventer des cachettes dans la petite forêt derrière la maison.  À rentrer tard le soir avec la permission des parents parce qu’on allait jouer chez les voisins.  Des nuits passées à dormir sur le patio dans les chaises longues à contempler les étoiles et à se raconter des peurs.  Tous les bruits de l’été nous paraissaient plus forts la nuit.

La fin de l’été marquait non seulement le retour en classe mais le départ des cousines qui, elles, venaient de la ville en vacances à la campagne.  C’était toujours déchirant ces adieux.  Une peine que même une classe remplie d’amis ne pouvait amenuiser.

Avec la rentrée des classes il y avait la fin des petites virées chez « Yonell » pour la crème molle.  À l’époque, je ne savais pas qu’il se prénommait Lionel.  Ce que je savais par contre c’est qu’il y avait dans ce petit magasin un trésor de bonbons et la meilleure crème glacée molle du monde entier.

Mais avec la rentrée des classes, il y avait aussi le retour des bonnes odeurs de la cuisine de maman quand nous revenions manger à la maison le midi.  Et ça, c’était assez pour valoir la peine de traverser une autre année scolaire.

Bonne rentrée!

———————————————-

N.D.L.R. : Cette chronique « Humeurs en vrac d’une chroniqueuse », sera publiée mensuellement dans votre journal. Nous avons eu l’idée de lancer cette chronique qui se veut un moment de lecture amusant, de réflexions et d’échanges sur différents sujets mélangés d’émotions de la vie quotidienne.
Je vous invite à partager vos réflexions en vous rendant sur notre site Internet : echodenhaut.org,  cliquez sur l’onglet « Chroniques » et choisissez celle que vous voulez lire et/ou commenter.
Le journal l’Écho d’en Haut Inc., se garde le droit de modifier, écourter ou encore refuser de publier certains commentaires pouvant causer préjudice.
Au plaisir de vous lire !

Laissez un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *