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Humeurs en vrac d’une chroniqueuse

Par Journal l'Écho d'en Haut le dans Chronique.

N.D.L.R. : Cette nouvelle chronique « Humeurs en vrac d’une chroniqueuse », sera publiée mensuellement dans votre journal. Nous avons eu l’idée de lancer cette chronique qui se veut un moment de lecture amusant, de réflexions et d’échanges sur différents sujets de la vie quotidienne, mélangés d’émotions.

Je vous invite à partager vos réflexions à la fin de cette chronique. 

Le journal l’Écho d’en Haut Inc., se garde le droit de modifier, écourter ou encore refuser de publier certains commentaires pouvant causer préjudice.  Au plaisir de vous lire !


Manger ses émotions

Quand on m’a approchée pour signer une chronique « d’humeurs » dans l’Écho d’en Haut, j’ai été envahie par une espèce de panique et un sentiment d’imposteur.  Pourquoi moi? De quoi pourrais-je parler?  Et surtout, en quoi est-ce que mes humeurs pourraient intéresser quelqu’un, et qui?

Tant de questions qui sont demeurées sans réponses jusqu’à ce que j’appelle Régis pour qu’il me livre une poutine pour apaiser le nœud d’angoisse qui prenait toute la place dans mon ventre. Je venais de trouver l’inspiration pour vous écrire mon premier billet.

Je crois ne pas me tromper si j’affirme qu’il est tout aussi nocif de manger ses émotions que ça peut être apaisant.  Bonnes ou mauvaises, les émotions, du moins les miennes, m’incitent à manger.  Quand je suis contrariée parce que je me suis disputée avec mon amoureux ou mes enfants, quand je suis stressée par le travail ou que je fais de l’insomnie, j’ai tendance à mal manger.  Comme si la malbouffe m’aidait à reprendre le dessus sur ce qui m’habite.  Au contraire quand je suis heureuse et comblée, quand je suis entourée de mes amis ou ma famille, ce sont les repas mijotés ou les gros plats de pâtes qui m’attirent.  Je me laisse même tenter par des aliments santé ou exotiques.

Quand je suis seule pour regarder la télé, mon péché mignon, ce que j’appelle ma récompense de la semaine est un beau grand bol de chips ‘’All dress’’avec un verre de lait.  Je vous vois faire la grimace en lisant ce mixte douteux mais, je vous assure, c’est bon.  Si je veux consoler une peine parce que l’émission que je regarde me bouleverse un peu trop, j’ajoute un peu de chocolat et l’affaire est dans le sac.

Quand j’ai envie de passer une belle journée et que le soleil est au rendez-vous, y’a rien de mieux qu’un bol de fruits.

Quand je m’ennuie de ma mère, je cuisine son rôti de bœuf ou son poulet en sauce que j’accompagne de patates pilées et de légumes et je suis tout de suite envahie par une belle émotion.

Si j’ai le malheur de me coucher trop tard et que la fringale gagne sur ma volonté, je me tourne vers les toasts au beurre d’arachide accompagnés encore une fois d’un verre de lait.  Je sais… je sais… à l’heure qu’il est vous devez vous dire que je suis gourmande, je vous le donne.  Je le suis mais, à ma défense, parce que les gourmands ont toujours une bonne excuse pour se déculpabiliser quand ils font des excès, moi je me dis que j’ai juste pris un peu d’avance sur le petit déjeuner du lendemain et pouf, la culpabilité est partie et je peux aller dormir.

Et vous, quelle émotion vous fait manger? Mais ce qui m’intéresse par-dessus tout c’est, quel est votre accord mets/émotions ?

 

2 commentaires

Vicky dit :

J’aime bien ta façon de voir les choses et qu’on se ressemble sur la façon de manger ses émotions. Belle chronique! Bravo!! ?

Diane Bérubé dit :

La nourriture a un contrôle sur notre santé mentale et physique. Quand nous vieillissons c’est pire je pense. Mais en même temps quand on vieillit, nous avons la capacité d’accepter les choses plus facilement, donc la culpabilité est moins présente. C’est plus facile à vivre !

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